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Loi APER : les parkings se couvrent de panneaux, il faudra les contrôler

La loi d’accélération de la production d’énergies renouvelables impose aux grands parkings existants de s’équiper d’ombrières photovoltaïques. Des milliers d’installations neuves à mettre en service… et à surveiller. Le point pour les gestionnaires de sites.

Ombrières photovoltaïques sur un parking, vue aérienne par drone

Le calendrier

Les parkings extérieurs existants de plus de 1 500 m² doivent couvrir au moins 50 % de leur surface avec des ombrières. Depuis la loi Huwart de novembre 2025, cet ombrage peut combiner photovoltaïque et végétalisation, mais les panneaux doivent équiper au moins 35 % de la zone ombragée.

1er juil. 2026

Parkings de plus de 10 000 m². Report possible au 1er janvier 2028 sous conditions.

1er juil. 2028

Parkings de 1 500 à 10 000 m². Report possible au 1er janvier 2030 sous conditions.

Sanctions

Jusqu’à 40 000 € par an pour les plus grands parkings, 20 000 € pour les intermédiaires, tant que le site n’est pas conforme.

Pourquoi contrôler ?

Une ombrière photovoltaïque est un investissement sur 20 à 30 ans. Un défaut non détecté, comme une cellule endommagée ou un connecteur mal serré, fait baisser la production et peut créer un point chaud qui dégrade le module, voire un risque d’incendie. Un contrôle à la réception permet aussi de faire jouer les garanties de l’installateur avant qu’il ne soit trop tard.

Ce que voit la caméra thermique

Vus du ciel en infrarouge, les défauts apparaissent comme des taches plus chaudes que le reste du panneau :

  • Points chauds sur une cellule fissurée ou ombrée.
  • Diodes bypass défaillantes : un tiers du module anormalement chaud.
  • Chaînes déconnectées : une rangée entière qui ne produit plus.
  • Dégradation induite par potentiel (PID), salissures, connecteurs oxydés.

600 W/m²

C’est l’ensoleillement minimal exigé par la norme IEC TS 62446-3 pendant toute la durée du vol, pour que les défauts soient bien visibles.

Les bonnes conditions

La thermographie photovoltaïque ne s’improvise pas. Il faut un ciel dégagé, un fort ensoleillement (en pratique autour du midi solaire), un vent modéré et des modules secs. C’est pourquoi une mission se planifie avec quelques jours de souplesse, selon la météo.

À quelle fréquence ?

Bonne pratique : une première inspection à la réception de l’installation, puis une inspection par an, au printemps ou en début d’automne. Après un épisode de grêle ou de tempête, un contrôle ponctuel permet de documenter les dégâts pour l’assurance.

Chez Dronetic, nous réalisons ces inspections avec un DJI Matrice 4TD à caméra thermique radiométrique, et nous livrons un rapport qui localise chaque défaut sur le plan de l’installation.

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